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Le léchage intempestif


Question

Mon chien de deux ans est un croisé husky, il est adorable mais ne cesse de lécher les mains de tout le monde. On ne peut même pas le caresser sans être léché, c’est pénible. Mes invités n’apprécient pas tous, que faire pour lui faire perdre cette habitude ?

Pourquoi le chien lèche-t-il ?

Dès la naissance la mère communique avec ses chiots en les léchant : elle les stimule pour respirer, pour faire leur toilette, etc.
Le léchage est indispensable à la survie des chiots.
Vous observerez que les jeunes canidés sauvages ou domestiques lèchent les babines de leur mère pour lui faire régurgiter leur repas. Les chiots et jeunes chiens conservent cet instinct.
C’est aussi un geste de soumission : les membres les plus subordonnés d’une meute lèchent les plus dominants et cela est important pour le maintien de l’harmonie au seing de la meute.
Les chiens lèchent également parce qu’ils aiment le goût salé de la peau de leur propriétaire et par habitude.
Ce comportement peut être également appris : si à chaque fois qu’un chien lèche quelqu’un, il reçoit une caresse : il est évident qu’il va recommencer dès qu’il voudra de l’attention et des ceresses.

Chez le chien domestique, c’est un signe d’affection.
Le léchage libère des endorphines de plaisir qui donne au chien un sentiment de confort et de plaisir (un peu comme le plaisir libéré chez les personnes qui se rongent les ongles).Le léchage soulage du stress.

Comment le faire cesser ?

Si votre chien lèche vous lèche pour vous témoigner son affection, une façon de diminuer ce comportement est simplement d’ignorer le léchage.
En effet, si le chien comprend que lorsqu’il lèche il ne reçoit aucune attention, il va bien vite arrêter.
Vous êtes par exemple, bien confortablement assis dans votre canapé et votre chien commence à vous lécher les mains. La solution consiste à se lever et quitter la pièce, sans jeter un seul regard sur le chien.
Si vous étiez en train de caresser votre chien, arrêter toute caresse dès que le léchage survient.
Demandez à tous les membres de la famille d’agir de la sorte, vous verrez que votre chien va très vite comprendre qu’en léchant toute interaction avec lui cesse immédiatement.

Notez bien que si le chien se met à se lécher les pattes, le pourtour de la queue, les flancs et que cela devient chronique, il se peut très bien que ce comportement déviant soit du à l’ennui, à l’anxiété. a des problèmes de peau tels que les allergies, ou encore à une douleur.

Vous devez vous assurer votre chien reçoit une stimulation suffisante, qu’il ne s’ennuie pas.

Nous vous conseillons de consulter votre vétérinaire afin d’exclure toute infection ou allergie.

La miction de soumission

Le pipi de joie ou d’excitation n’est pas un problème de propreté : c’est la miction de soumission.

Question

Notre chien de 7 mois est sage et propre, mais il y a encore des accidents dans toute la maison!
Je m’explique, il fait pipi quand mon mari ou moi-même rentrons du travail, quand nous le caressons, quand nous avons des invités, quand il est excité, quand il a été disputé et même quand nous le félicitons.
Il n’y a jamais d’accident dans la maison quand nous sommes partis. Que pouvons-nous faire?


Notre réponse

Tout d’abord, sachez que le souci rencontré avec votre jeune chien, n’est pas un problème de propreté.
Il est en rapport avec certains modèles de comportement canin normaux dont vous pouvez venir à bout.
Les chiens sont instinctivement « programmés » pour accepter l’autorité des animaux et humains, qu’ils considèrent comme supérieurs à eux.

Les chiens recherchent l’approbation de leurs supérieurs et sont avides de leur plaire.
Bon nombre de propriétaires de chiens préfèrent un chien qui est soumis aux personnes et désireux de plaire : l’élevage sélectif a produit de nombreux chiens domestiques avec cette caractéristique.

Seulement, certains chiens sont plus soumis que d’autres, c’est une façon de dire « tu es mon maître suprême, tes désirs sont des ordres. S’il te plaît ne me fais pas de mal !  »

Les chiots grandissent et bien souvent ce comportement disparaît. Cependant, les chiens qui sont naturellement timides, qui manquent de confiance en eux, très soumis, ou qui ont été maltraités peuvent continuer à faire preuve de soumission de cette manière même adultes.
C’est généralement involontaire, un réflexe inconscient.

De nombreux propriétaires de chiens pensent à tort que ce type de miction est un problème de propreté et essayent de le corriger avec de la discipline.

À leur grande surprise, au lieu de résoudre le problème du chien, cela l’empire! Parce que le message que le chien envoie est mal compris par les propriétaire.
Le chien se retrouve pris dans un cercle vicieux :
- ses instincts lui dictent d’uriner devant son « supérieur », en montrant sa soumission, mais lorsqu’il le fait, il est puni.
- il essaie alors d’uriner plus, pour plaire encore plus, mais il punit davantage.
Après un certain temps, le chien peut devenir tellement confus et incertain qu’il urine à la simple vue d’un être humain ou d’un autre chien.

Si la discipline ne peut résoudre le problème, comment faire ?

Votre tâche consiste à observer les périodes d’excitation et de stress qui ont déclenché la miction, afin de les prévenir.
Tout d’abord, lorsque vous rentrez à la maison après une période où votre chiot ou votre chien est resté seul : vous pouvez prévoir que le chiot/chien va s’énerver et uriner. Il va donc falloir minimiser son excitation.
Lorsque vous ouvrez votre porte, laisser le chiot/chien venir à vous vers l’extérieur et laissez le aller faire pipi si vous avez un jardin, mais ne lui parlez pas. Lorsque votre chiot/chien est calme, parlez lui d’une voix douce et décontractée « Salut, le chien ».
Ne rentrez pas en contact visuel avec lui, regardez à côté de lui (pour éviter qu’il ne se soumette), approchez le en vous baissant (mettez vous à sa hauteur) : vous serez moins menaçant à ses yeux. 
Informez votre famille et vos visiteurs pour qu’ils aient la même approche.

Faites tout votre possible pour renforcer la confiance de votre chien. Plus il sera confiant, moins il aura besoin d’afficher sa soumission.

Les colliers anti-aboiement

Collier anti-aboiements : la solution miracle ?

Les colliers anti-aboiements sont vendus comme étant LA solution miracle, inoffensive et sans risque… vive l’ère de l’électronique !

Vous les trouvez partout : animalerie, internet, etc. Facile, efficace, pour un coût accessible (moins d’une vingtaine d’euros pour certains), alors pourquoi s’en priver ?

collier anti-aboiement

collier anti-aboiement

Certains professionnels du chien vous diront avec ferveur que c’est absolument extraordinaire. Mais comment faisait-on avant ? Est-ce vraiment LA solution ? J’espère par ces quelques lignes vous donner quelques informations utiles pour votre décision quand à l’achat ou non de cette arme absolue.

Vous avez certainement lu le dernier article du blog concernant  l’aboiement du chien (Qui est pour le chien, le moyen d’exprimer ses émotions et ses intentions). Les raisons pour lesquelles il aboie ne sont pas toutes les mêmes, la vraie question à se poser est : sont-elles toutes à bannir ? l’utilisation de ce type de collier est-elle vraiment sans risque et va-t-elle m’aider à venir à bout de tous les aboiements de mon chien ?

Les colliers anti-aboiement.

Il en existe deux types :
* le collier électrostatique (terme moins choquant que collier électrique) : C’est un collier à boucle muni d’un boitier sur lequel sont fixées deux électrodes qui, une fois le collier ajusté, viennent au contact direct de la peau du cou du chien,.
Le principe est le suivant : lorsque votre chien aboie, le boitier détecte les vibrations et émet un son, si le chien aboie de nouveau avant x secondes, le même son est émis mais accompagné d’une décharge électrique. Certains colliers ont une intensité réglable, mais cela ne change pas grand chose.

La tension est de 1500 à 4500 volts entre les électrodes, le choc électrique est donc douloureux pour le chien ; pour certains colliers, elle est encore plus élevée (En général, les fabricants restent très discrets concernant les spécifications techniques de leurs produits).
* le collier à jet : Lorsque le chien aboie le collier détecte les vibrations et libère un jet de répulsif à la citronnelle ou à la moutarde, sensé faire taire le chien.

Les deux procédés ont leurs adeptes, cependant…

Après réflexion, l’unique avantage de ces colliers est qu’ils respectent pour la plupart les critères d’efficacité : la sanction est immédiate constante et automatique, de plus celle-ci est habituellement suffisamment désagréable pour inhiber rapidement les aboiements.

Un des inconvénients majeurs est qu’aucune des punitions n’inhibe  complètement l’aboiement chez certains chiens, de plus la sanction infligée peut avoir de sérieux effets secondaires.

L’utilisation de ce type de colliers, sans une analyse préalable des raisons pour lesquelles le chien aboie, cause plus de problèmes qu’elle n’en résout.

Un des effets secondaires peut être le développement de comportements indésirables tels que la crainte, les fugues, la destruction par le chien de son environnement direct :

  • arbre, feuilles, plantes si le chien porte le collier dans le jardin.
  • canapé, portes, plâtre si le chien porte le collier à l’intérieur de la maison.

Même si les fabricants et les partisans des colliers anti-aboiements vous disent que le choc électrique n’est qu’un picotement pour le chien, nous savons par les techniques du conditionnement opérant, que le stimulus aversif (choc électrique) doit être suffisamment puissant (douloureux) pour dissuader le chien d’aboyer.

Il est également important de signaler que les colliers peuvent parfois présenter un disfonctionnement et se mettent à distribuer des chocs électriques continus. J’ai vu des chiens souffrant de graves brûlures au niveau du cou, causées par ces colliers. Dans ce cas, la douleur persiste longtemps après le choc électrique.

Un collier anti-aboiement ne doit jamais être porté sans surveillance du maître.

Il est important de rappeler que la douleur physique provoquée par chaque choc est accompagnée d’un traumatisme émotionnel et d’anxiété.
Or, chez aucune espèce,l’anxiété n’a jamais augmenté les capacités d’apprentissage.

L’anxiété et la douleur ressenties sont presque toujours associées à l’objet de l’attention du chien à l’instant où elles se produisent. Avec le collier à décharges électrostatiques, le chien peut également développer de l’agressivité.

Voici un exemple concret pour bien comprendre :

Monsieur et Madame X ont un chien, qu’ils promènent tous les jours, et qui se met à aboyer dès qu’il voit un autre chien.

Pensant que le collier électrostatiques est la solution, ils en équipent leur chien.

Lors de la promenade suivante, le chien apercevant un congénère plus petit, comme à son habitude, se met à aboyer. Il reçoit donc un choc électrique, puis un autre, puis un autre, tant il est énervé. Le petit chien, lui, s’éloigne avec son maître.

Un jour lors d’une promenade, pendant laquelle les maîtres faisaient moins attention, le petit chien est arrivé à portée de gueule et s’est fait sauvagement mordre. Monsieur et Madame X ont été choqués de la violence de leur chien qui était pourtant très sociable à la base.

En effet, leur chien a été choqué lors de sa première rencontre avec le petit chien, il a associé sa douleur au petit chien. Il a donc été agressif par peur du choc à venir.

Il en aurait été de même si en place du petit chien il y avait eu un enfant. Le chien a associé sa douleur au moment présent (le petit chien) et non sur son comportement (j’aboie).

Monsieur et Madame X ont acheté le collier anti-aboiement, sans connaître les causes de l’aboiement de leur chien.

Animalove s’oppose à l’utilisation de colliers anti-aboiement car :

  • Ils causent de la douleur et du stress.
  • Ils peuvent développer l’agressivité.
  • Parce qu’il existe d’autres solutions, sans cruauté, des alternatives plus respectueuses.

Si un chien reçoit un choc douloureux sur le cou, il est beaucoup plus susceptible de devenir encore plus stressé et d’augmenter ses vocalises, recevant ainsi des chocs électriques supplémentaires.

Un collier anti-aboiement ne doit jamais être utilisé sur un chien qui aboie par peur ou anxiété car ce sera à coup sûr le meilleur moyen de créer d’autres problèmes.

Si un chien aboie parce qu’il n’a rien d’autre à faire, on doit lui accorder plus d’attention et un environnement enrichi en stimuli.

Les chiens qui aboient pour défendre leur territoire auront besoin d’apprendre à être plus respectueux des personnes et des autres chiens.

Alternative aux colliers anti-aboiements.

Si votre chien aboie sans cesse, que vos voisins se plaignent et que vous ne savez plus quoi faire… consulter un comportementaliste qui vous proposera une ou plusieurs solutions pour réduire les aboiements de votre chien. En effet, le comportementaliste procèdera à une analyse des causes et proposera une approche personnalisée, en tenant compte du tempérament de votre chien et de son environnement.

On peut penser que le collier électrique va résoudre les problèmes de nuisances sonores donc les problèmes de voisinage… c’est sous ce beau jour qu’il est présenté dans les publicités, cependant il faut bien comprendre que ce procédé n’agit que sur le symptôme, pas sur la cause des aboiements et qu’il ne va, au mieux, que déplacer le problème.
Ne vaut-il pas mieux prévenir que guérir ? je vous laisse sur cette réflexion.

Il est à noter que dans certains pays, l’usage des colliers électrostatiques est strictement interdit.

Prévenir les aboiements chez le chiot

Apprendre les bonnes manières et les bons comportements à un chiot sera toujours plus facile que de changer les mauvaises habitudes.

Ce qui est mignon et attendrissant chez un chiot ne le sera pas forcément lorsque le chien sera adulte. Pensez y afin d’éviter les problèmes !

Les premières nuits après l’arrivée de votre chiot seront les plus difficiles. En effet, lorsque le chiot pleure, rappelez vous  juste de ne pas lui donner l’attention qu’il demande car vous renforcerez son comportement indésirable.

Pour prévenir les aboiements chez le chiot, la socialisation est indispensable, elle lui évitera des peurs et anxiétés plus tard, donc des aboiements.

Habituez votre chiot à marcher sur le trottoir le long d’une rue passante, exposez votre chiot à des sons comme des aspirateurs, sèche-cheveux, klaxons et d’autres bruits.
Faites le progressivement, le chiot ne doit pas anxieux pendant cette découverte. Récompensez le chiot quand il est calme et détendu, mais sans excès.

Les promenades éducatives collectives sont l’endroit idéal pour que votre chiot rencontre de nouvelles personnes et d’autres chiens (des gros, des petits, des joueurs, des dominants).

Jeux lors de promenades éducatives collectives

Jeux lors de promenades éducatives collectives

Il va apprendre à vous obéir, même s’il y a de nombreuses distractions.
Votre éducateur canin sera à vos côtés pour vous guider si vous n’arrivez pas à vous faire obéir.

En résumé, il sera beaucoup plus facile et agréable pour tout le monde, que votre chiot apprenne à rechercher vos ordres en remuant la queue,  plutôt que par des aboiements excessifs.

Ceci n’est qu’un mode de prévention, il y en a bien d’autres…. apprendre au chiot à rester seul etc.
A découvrir dans de futurs articles de ce blog, ou lors d’une consultation de conseils avec votre comportementaliste.

Notre prochain article aura pour sujet : le collier anti-aboiement.

L'aboiement chez le chien

Les chiens aboient, c’est un de leur moyen de communication et un comportement normal.

Les chiens peuvent aboyer pour de bonnes raisons, comme lorsque des étrangers approchent de votre habitation, pour vous prévenir d’un bruit suspect…Nous autres les humains voulons avoir un chien qui garde et nous avertit d’un fait inusuel.

Cependant, les chiens peuvent aussi aboyer de façon inappropriée.
Selon une enquête réalisée aux Etats-Unis, un tiers des propriétaires affirment que leur chien aboie trop.

Pour contrôler les aboiements, il faut d’abord savoir pourquoi le chien aboie.

Les différents types de communication vocale de la gente canine

Les chiens, tout comme les loups utilisent différentes vocalisations pour communiquer.

Cette commmunication débute très tôt dans la vie puisque les jeunes chiots vocalisent déjà lorsqu’ils recherchent la mamelle ou lorqu’ils ont trop chauds ou trop froid. Des cris plus forts peuvent être entendus si le chiot a mal ou se sent frustré. Quand ils grandissent, les chiens développent cinq types de vocalises : hurlements, grondements, grognements, geignements, aboiements. Chacune de ces vocalises est utilisée dans différentes situations.

Le hurlement est utilisé comme un moyen de communication à longue distance dans différentes circonstances. Souvent les hurlements sont associés aux loups, mais les chiens hurlent aussi. Les loups hurlent souvent pour signifier les limites territoriales, localiser d’autres membres de la meute, pour coordonner les activités comme la chasse, ou pour attirer d’autres loups pour l’accouplement. Les chiens peuvent également hurler, c’est une réaction à certains stimuli telles que les sirènes.

Le grognement peut se produire dans des activités très différentes. Il est utilisé pour menacer, mettre en garde, dans la défense, dans l’agression, et pour montrer la domination. Mais le grognement est également utilisé dans le jeu. En regardant la position du corps du chien nous devrions être capables de faire la différence.

Durant l’agression le grognement est accompagné de regards ou grimaces, et le chien qui grogne reste souvent immobile.

Le grognement peut être entendu pendant les phases de jeu : le chien remue la queue.

Puis le grognement peut être l’équivalent des soupirs de contentement chez les personnes.
Ils peuvent également se faire entendre quand les chiens se saluent les uns les autres ou saluent des personnes.

Les geignements ou pleurnichements sont aussi un mode de communication.

Les chiens geignent quand ils se saluent, lorsqu’ils font preuve de docilité, lorsqu’ils sont frustrés, lorsqu’ils ont mal, pour obtenir l’attention, et parfois dans la défense.
Les chiens pleurnichent plus que les loups, peut-être parce qu’ils utilisent l’utilisent plus comme une recherche d’attention. Le comportement est bien souvent pour lui, renforcé. Pensez-y !!!

Le premier son que vous entendez d’un chiot est les pleurs, la nuit quand il se retrouve seul. Nous sommes souvent rendus coupables de renforcer involontairement ces pleurs en donnant au chiot l’attention qu’il veut.

L’aboiement est un autre mode de communication, qui semble être plus fréquente chez les chiens que chez les autres espèces canines.Là encore, il semble être le fruit de l’encouragement de l’homme.

Certaines races ont été élevés pour aboyer dans le cadre de leur travail : chien de garde ou de troupeau.
L’aboiement est utilisé pour alerter ou avertir les autres, défendre un territoire, chercher l’attention, jouer, s’identifier à un autre chien, ou comme une réponse à l’ennui, l’excitation, la surprise, la solitude, ou pour provoquer… taquiner.

Pourquoi les chiens aboient

* Pour alerter :  ces aboiements sont bien souvent encouragés par les propriétaires qui souhaitent que leur chien les prévienne d’un danger ou de la présence de quelqu’un de suspect. Les aboiements d’alerte ont tendance à devenir plus rapprochés au fur et à mesure que l’intrus ou le danger approche.

Les aboiements agressifs sont plus sourds et peuvent être mêlés de grognements.

* Pour attirer l’attention : ce type d’aboiement est le plus souvent utilisé par les chiots pour obtenir votre attention sur eux. Ils peuvent devenir très insistants et difficiles d’ignorer, mais nous devons les ignorer.

* Pour jouer ou par excitation : ces aboiements sont généralement brefs et forts. Ces aboiements sont fréquents si le chien devient trop excité par les jeux.
* Pour s’identifier : c’est l’aboiement que vous entendrez lorsque votre

chien semble répondre à d’autres chiens, il entend aboyer dans le

quartier. C’est sa manière de dire: «Je suis ici. »

* Par ennui : il lui faut pouvoir évacuer son trop plein d’énergie et lui proposer un

environnement plus stimulant.

* Par solitude ou anxiété : cet aboiement est produit lors de l’anxiété de séparation. Cet boiement peut devenir auto-renforçant comme il devient plus stimulant et anxiogène. Cet aboiement augmente en ton, plus le chien est bouleversé. Ce type d’aboiement peut être

particulièrement gênant pour vos voisins.
* Par surprise : chien qui aboie en réponse à un son ou un mouvement qui le surprend.

Comme vous pouvez le voir, il y a de nombreuses raisons pour lesquelles le chien peut aboyer et la plupart des aboiement est un comportement normal ; cependant il existe certaines situations dans lesquelles l’aboiement est considéré comme pathologique.

Caractéristiques d’un chien aboyeur

Des études ont été réalisées afin de déterminer quels chiens sont plus susceptibles d’être aboyeurs. Bien qu’il n’y ait pas de différence entre les mâles et les femelles, il y a une différence selon les races. Les beagles, terriers, et certaines races de travail au troupeau ont tendance à aboyer plus. Ce n’est pas surprenant, puisque c’est l’une des caractéristiques pour lesquelles ils ont été sélectionnés. Les aboiements excessifs peuvent survenir chez les chiens de race pure ainsi que chez les corniauds.

L’aboiement pathologique

L’aboiement est une nuisance mais un moyen de communication normal chez le chien. La plupart des aboiements dont nous avons parlé sont donc normaux, excepté l’aboiement lors d’anxiété de séparation.

La plupart des aboiements dont nous avons parlé jusqu’à présent sont normaux, sauf pour celui de l’anxiété de séparation. L’aboiement peut être anormal ou « pathologique » dans des situations d’angoisse de séparation, à la suite d’un trouble obsessionnel-compulsif dans lequel un chien aboie de façon très excessive ou pour des situations inappropriées (une feuille qui tombe), ou chez des chiens qui deviennent hyper excités à l’approche de personnes ou d’autres chiens. Les chiens qui deviennent agressifs lors de cette dernière doivent faire l’objet de modification du comportement d’agression avant de tenter d’inhiber l’aboiement.

Prochainement un article sur la prévention de l’aboiement